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tentions. Cependant , après bien des discussions, desinjures, des excommunications, des assassinats, de9massacres et des guerres civiles , les fureurs se sontcalmées; et, selon l’usage ordinaire, on a fini paroù l’on aurait dû commencer ; c’est-à-dire que , nepouvant s’entendre, chacun est resté dans sa croyance,sans s’inquiéter de celle d’autrui. Un jour peut-êtrequelques rayons de la lumière que Locke et Con-dillac ont portée dans la philosophie tomberont surles sectes religieuses ; alors elles disparaîtront à leurtour, et les hommes se réuniront sous le même culte.Cela doit arriver, n’en doutons pas, car toute secteest fille de l’erreur, et nulle erreur ne saurait êtreéternelle.
Aux fureurs de sectes religieuses ont succédé lesfureurs des sectes politiques ; et nous avons eu desroyalistes purs, des royalistes constitutionnels, desaristocrates, des démocrates, des jacobins et des sans-culottes. La plupart de ces sectaires n’ont été nimoins ardens dans leurs persécutions ou dans leursvengeances,que les sectaires religieux; car, tandisque les plus forts s’occupaient- à proscrire les plusfaibles, ceux-ci, pour soutenir l’autel et le trône,allaient exciter la guerre civile, ou piller les dili-gences. Enfin , après avoir commis beaucoup decrimes , répandu bien du sang, ils ont tous posé lesarmes, moins par raison que par lassitude. Main-tenant chacun se presse autour du trône, et vientdemander la récompense des nobles services qu’il arendus à la patrie.