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1 (1815)
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moi quon adresse de pareils discours? Sont-ce lesconseilson ose me donner? Et par ai je pumériter une si sensible injure? Grands dieux ! jeflattais de lespoir de commander à des hommes , etlon veut que je ne sois que le maître dun vil troupeaudesclaves! Malheureux ! ne savez-vous pas que lapropriété est le droit duser et dabuser ? Mais je vousentends : vous vous réservez une place à nies côtés ethors de mon autorité. Il y a plus, en moffrant vossecours, vous aspirez à mettre mon sceptre sous votredépendance, et la tyrannie ne vous plairait pas tant,si vous naviez lespoir den être les agens et les dé-positaires. Eh quoi! lorsque jannonce à mon peupleque je veux régner par lamour, par la justice , parVautorité tutélaire de la loi, lorsque je veux être lepère du peuple , on veut que jen devienne le tyran?...Apprenez , hommes faibles , que celui qui sassuresur la force périra par la force, et quil ny a destable sur la terre que ce qui est fondé sur la sagesseet sur la vertu. Considérez le formidable despote delAsie, ce roi des rois, dont le nom portait la ter-reur jusquaux extrémités de la terre. ÜNa-t on pasvu ses forces immenses aller se briser comme desvagues écumeuses , contre de faibles cités qui avaientjuré de mourir pour la liberté? Aujourdhui, attaquéà son tour par un héros qui se glorifie de comman-der à des hommes libres , il tremble sur son trônechancelant ; il périra , il tombera dans les mainsdAlexandre comme une faible proie sous la griffedun léopard bondissant. Il périra, malgré ses ma-

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