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gnifique satrapes, parce que ses peuples îEout rien àdéfendre contre un conquérant qui ne veut qu’amé-liorer leur sort. Et si , ce que je suis bien loin deprévoir, si le libérateur de l’Asie, séduit par uncharme dangereux à son âge , allait corrompre souautorité en empruntant les mœurs des vaincus, soname perdrait son beau caractère; on le verrait forcéde se baigner dans le sang de ses plus fidèles servi-teurs. La vérité n’approcherait plus de son oreille.Le grand Alexandre ne serait plus qu’un tyran fn-rieu.. et redouté ; il périrait peut-être à la fleur deSoit âge par le fer ou par le poison ; il léguerait dumoins a ses successeurs le despotisme avec tous lesvices et toutes les calamités. Son bel empire seraitdéchiré ; carie despotisme, en corrompant le maîtreet l’esclave, ôte à l’état tout le nerf de sa puissance ?qui est la vertu et l’honneur; il ôte au monarque le-plus ferme appui de son trône , en mettant la crainteà la place de l’amour.,...
O vous ! qu’une si longue et si cruelle expériencedu despotisme n’a pas pu ramener à des principes demodération , puissent les dieux immortels dissipervos préjugés funestes par les lumières de cette philo-sophie que vous blasphémez sans la connaître ! Dul'este , souvenez-vous que , sous mon règne , le sceptresera respecté de tous, parce que je veux que les loisgouvernent et non pas des hommes. »
Ainsi parla le pasteur des peuples ; et son discoursétant devenu public, ses sujets rendirent grâces aux;dieux , et offrirent de nombreux sacrifices pour la.