LE CENSEUR
N°. 2.
FRAGMENT
TIRÉ D’UN MANUSCRIT D’IBEN-ASBEK-ADEL,HISTORIEN ARABE.
Lorsque le grand. Alexandre , roi des Macédo-niens , eut fait remonter le sage Abdolonyme sur letrône de ses pères , la joie fut grande'parmi les peu-ples de son petit état, qui se voyaient délivrés d’unjoug aussi dur qu’avilissant. Ce n’est pas que cettejoie fût tout-à-fait unanime. Quelques-uns regret-taient en silence le gouvernement qui venait de finir.D’autres, accoutumés dès l’enfance à ne voir qu’euxdans l’état, à séparer leur intérêt particulier de l’in-térêt général, s’étaient d’abord flattés de faire tour-,ner entièrement à leur profit la révolution qui ve-nait de s’opérer. On ne voyait pas en eux une joiepure et naïve : c’était une sorte d’ivresse pleine d’agi-Tom. I er . — Cahier- a. 3