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1 (1815)
Entstehung
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constitutionnelle , celle qui doit servir de guide jje ne dis point aux citoyens , mais à tous les ma-gistrats et au législateur lui - même , porte quetous-les Français sont égaux devant la loi, quelsque soient dailleurs leurs titres et leurs rangs :or , comment concilier cette égalité avec lacte deM. le directeur - général de la police, qui accordedes privilèges à une partie de la nation au préju-dice de lautre ?

Mais, dira-t-on, cet acte ne renferme pas desdispositions législatives nouvelles , il rappelle seu-lement les dispositions de nos anciennes ordon-nances - , et puisque ces ordonnances existent encore,il faut bien les exécuter jusquà ce quelles aientété légalement abrogées. Je réponds que cestune erreur , et 'une erreur très-grave. Ces ordon-nances ont cessé dexister, ainsi que la décidéla cour de cassation , du moment ([ne la libertédes cultes est devenue une des lois fondamentalesde létat ; et si elles navaient point été abrogéespar les lois qui ont établi la liberté des cultes ,elles lauraient été par le Code pénal du 3 bru-maire an 4 , ou par larticle 260 dit Code pénalde 1810.

A quelles conséquences narriveriez - vous pas,Si, pour soustraire lordonnance de M. le directeur-général de la police à la censure publique , vousalliez décider que les anciennes ordonnances rela-tives à la religion ou aux moeurs nont point étéabrogées? Dans le ressort du parlement de Paris, lespersonnes qui nobservaient pas les jours de reposconsacrés au culte catholique nétaient condamnées

3 11 à de simples amendes ; mais dans le ressortu département de Toulouse, elles pouvaient êtrecondamnées à des peines corporelles ; et ces peines,qui étaient arbitraires, pouvaient aller jusquà lapeine de mort. Cependant, que dirait M. le direc-teur de la police, si, dans ce moment,i apprenait