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triomphe de la religion , un grand nombre de bonscitoyens n’ont vu que le triomphe de quelques prêtres-&tir les lois fondamentales de l’état.
La loi du concordat, qui interdit aux ministres ca-tholiques de faire des cérémonies religieuses hors deslieux consacrés au culte , dans les villes où il y a destemples consacrés à des cultes différons, ne leur étaitp' int inconnue, car elle les intéressait de trop près;cependant ils l’ont en quelque sorte foulée aux pieds:ils en ont proclamé le mépris au son des cloches etdu tambour , et ils l’ont proclamé avec l’autorisationd’unagentdu Gouvernement, dontle premier devoirétait de la faire respecter. L’obligation que ceiteloileur imposait leurparaissait pénible sans doute ; niaisétait-ce une raison pour s’en affranchir, et ne doi-vent-ils pas se rappeler que Socrate , injustementcondamné , avait bu la cigiie pour ne pas donner àses concitoyens l’exemple d’un homme de bien quis’affranchissait du joug honorable des lois?
Un acte arbitraire en amène toujours un autre :le législateur , pour engager les ministres du cultecatholique à ne point en faire les céiémonies hors deslieux qui leur étaient destinés, avait déclaré que lestroubles ou les entraves apportés à l’exercice des cul-tes ne seraient punissables que dans le cas où cestroubles auraient été causés dans les temples ou dansles lieux servant actuellement à cet exercice. Or ,qu’est-il arrivé ? Il est arrivé que les ministres duculte catholique ayant fait les •cérémonies dans leslieux où la loi ne les protégeait plus, plusieurs in-dividus ont été, dit-on, arrêtés publiquement pours’être montrés peu recueillis ou peu respectueux , etil aura bien fallu que la police leur infligeât unepeine arbitraire, puisque les tribunauxne pouvaientlégalement leur en infliger ancune.
Pour soustraire M. le directeur-général de la po-lice à toute espèce de reproches, peut-être se trou-