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1 (1815)
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ractere que tous nos gouvernemens ont toujours pristant de soin dentretenir , parce quelle 11e pouvaitfaire de nous quun peuple desclaves. Mais gardons-nous tien de confondre ce quexige la religion , et ceque demande lambition de ses ministres 5 on peutêtre religieux , et ne pas faire de cérémonies dans lesplaces publiques ;^on peut être religieux , et 11e pasexiger que des hommes se soumettent aux préceptesdune religion qui 11est pas la leur. La religion sansla morale ne peut servir quà masquer les vices oules crimes de ceux qui la professent 5 or , je dis quil11y a point de morale lon affiche publique-ment le mépris des lois.

On reproche à la plupart des prêtres catholiquesdêtre essentiellement partisans du despotisme : ilsveulent, dit on , que les princes ne soient comptablesde leur puissance quà Dieu , afin de devenir eux-mêmes les maîtres des princes. Ces imputations quiles ont fait bannir de lAngleterre , sont sans douteexagérées ; mais ou ne pe.ut se dissimuler quà lé-gard de quelques individus, elles ne sont que tropbien fondées. Déjànous avons vu des évêques, man-dataires infidèles des villes qui les avaient députés ,substituer de fausses adresses à celles de leurs com-mettans , et engager , au noin de la religion , leprince quils trompaient à semparer de lautoritésuprême , cest-à dire à mettre sa volonté à la placedes lois. Ce quils nont pas pu obtenir du prince ,ils lont obtenu de son ministre ; et quelquespersonnes simples et de bonne foi ont cru voir le