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1 (1815)
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par amener sa chute, nous attendions que les loisallaientreprendre leur empire, et que sous leur règnftpaisible la France se consoleraitde ses longs malheurs.Les sages modifications rapportées à nos lois constitu-tionnelles , la faculté accordée à tous les citoyens defaire entendre leurs plaintes à des hommes probes etcourageux chargés de les représenter et de les défen-dre , la responsabilité des agens du gouvernement ,les sermens solennels dun prince dont on vante lasagesse et la fermeté, et sur-tout lhorreur profondeque le règne de Napoléon nous a inspirée pour lepouvoir arbitraire, semblaient nous garantir quenotre attente ne serait point trompée. Cependant onvient de publier, au nom de M. le directeur de lapolice, deux ordonnances qui blessent les droits detous les citoyens, et qui seraient un attentat à lau-torité souveraine, si elles nétaient pas le fruit delerreur.

Dans le temps il nexistait en France quunseul culte protégé par les lois , diverses ordonnancesavaient été rendues pour obliger tous les citoyens àobserver les jours de repos que ce culte avait consa-crés. Mais, par sa déclaration du 16 août 1789, las-semblée constituante ayant reconnu en principe quenul ne pouvait être inquiété pour ses opinions reli-gieuses, ni gêné dans ses actions en tout ce qui nenuisait pas à autrui, chacun eut, dès ce moment, ledroit de vaquer à ses travaux ordinaires tous les joursde lannée , sans autre règle que celle que lui pres-crivait sa conscience. Ce droit acquit une nouvelle