( 9 l )
meme source ; car s’il y avait d’au Ire forcequc celle de ccux tjui ont Fall la loi , le ma-gistrat chargö de son execution pourrait enabuser poury subslituer sa volontearbitraire,c.’est-a-dire Ie despotistne ; el ce danger estd’autant plus grand , que ce magislrat elantnn liomme, il est porte , par sa nalure, apre-lerer son inlerel parliculier a Finteret gene-ral, ct ä croire sa raison incli\iduclle meil-Jeure quc la raison commune. Le scnl movenpour obvier ä ce vice de notre nalure el desgouvernemens, est l’emploi de la Force delous ceux qui ont fait la loi, et la probibi-liou de tonte Force etraugere.
Le magislrat, ebarge de Fexecuüon deslois, ne doit pas craiudrc la force communeJorsqivil ne veut hu-meme quo ce quc la loivent aussi j puisque les individus qui ont Faitla loi, et qui sont proprielaires de la force ,ne peuvent pas manquer de vouloir son exe-culion. C’est Faccord henreux de ceüe.memevolonte de la force et de la loi, qui Fall lagrandeur , la puissance et la surete imper-lurbable des nalionsqui savent elablir Faulo-rile legitime.