( 5 2 8 )
punir pour un délit qu’il savait ne pas exister,,on qu’il vent attirer une condamnation sur satcie , pour se justifier de l’avoir fait arrêterarbitrairement ? En lui donnant un ordremilitaire , il a reconnu qu’il n’était pas cou-pable ; comment a-t-il donc pu se justifier del’avoir fait arrêter en lui imputant un délitqu’il savait ne pas exister?
La lettre au roi de Naples , qu’on peutregarder tout au plus comme une impru-dence , ne devait donc pas faire la matièred’un procès criminel; et, ensupposant qu’elleTenfermât quelques expressions répréhen-sibles, le général n’en avait-il pas été suffi-samment puni? Le roi lui-même, en luifaisant enjoindre d’être plus circonspect à l’a-venir, n’avait-il pas reconnu que sa lettren’était pas criminelle? Lorsqu’ensuite lenouveau ministre est allé prendre (on nesait pas pourquoi) les ordres d« sa ma-jesté sur la même affaire, ne lui a-t-il pasinfligé une nouvelle peine , 'en le mettant àla demi-solde ? et si alors il l’a jugé digne deconserver son grade de général , comment