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îiie? Pour s’enrichir? il y avait renoncepour lui rester fidèle. Pour acquérir des di-gnités ? mais à quelles dignités pouvait-ilprétendre, qui hissent au-dessus de cellesqu'il avait déjà abandonnées?
Il est donc impossible de supposer au gé-néral Exelmans , je ne dis pas une intentioncriminelle , mais une pensée déshonorante.Cependant comment se fait-il qu’un conseilde guerre soit assemblé pour le juger? Cettequestion peut donner lieu à de profondesméditations ; mais, sans chercher à la ré-soudre, je me permettrai de la poser d’unemanière différente. Si, par sa lettre du i O dé-cembre , le ministre , agissant au nom duroi, a donné au général un ordre militaire,,il a reconnu, par cela même , qu’il était en-core digne de la confiance de sa majesté jsi , au contraire , il lui a donné un ordred’exil , et s’il l’a fait arrêter pour le con-traindre à exécuter cet ordre, il s’est évi-demment rendu coupable, à son égard, ducrime de détention arbitraire: Or, devons-nous croire maintenant qu’en le traduisant,devant un conseil de guerre, il veuille le faire:
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