Druckschrift 
3 (1815)
Entstehung
Seite
318
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( S»8 )

liai , si elle navait pas été promulguée,M. Challan, et la chambre des députés aveclui, nous annoncent quun prétendu a\is duconseil détat qui nest jamais sorti des té-nèbres dans lesquelles il a été conçu , peutfixer le sort dune multitude immense decitoyens ! Certes, quand on est appelé à fairedes lois , il semble quon devrait connaît! cau moins les premiers principes des lois ; etsi la raison de M. le chevalier Cballan nesuffisait pas pour lui faire connaître ces no-tions préliminaires quon se dispense den-seigner, tant elles sont simples , son érudi-tion aurait sélever au moins jusquà lar-ticle i er . du Code civil. 1 ! y aurait vu, sil la-vait consulté, que les lois sont exécutoiresdans tout le territoire français , en vertu de lapromulgation qui en fut faite par le chef delétat.

Mais comment se fait-il que M. de Chaîîaaait connu un avis du conseil détat, renduen lan 10, et non publié , tandis qu'il aignoré deux avis du même conseil, qui disentprécisément le contraire que celui quil aeilé, qui ont été rendus ultérieurement, et