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On reconnaît ici la bonté, la douceur, etjusqu’aux expressions ministérielles : c’estpour ie plus grand bien d’un brave généralqu’on l'exile, qu’on l'ait envahir sa maisonpar des gendarmes , qu’on veut le faire en-lever de son domicile pendant la nuit, qu’onfait visiter le lendemain la chambre et jus-qu’au lit de son épouse , dans les douleursde l’enfantement, par une multitude de mou-chards et de soldais , et enfin qu’on chercheà le déshonorer , en lui imputant un délitqu’on n’ose pas meme qualifier!
Mais où la logique de M. le chevalierChallan se montre dans toute sa vigueur,c’est quand il cherche à prouver que Je mi-nistre , en mettant le général hxelmans enétat de non activité , pouvait en même tempslui donner des ordres à exécuter. « Le gé-néral, sans doute , dit-il, n’aurait pas refuséd’obéir, s’il ne se fût pas cru dégagé par samise en demi-activité , comme Je dit le mi-nistre, ou en non activité , comme le dit legénéral. Si on compare ces deux expres-sions avec celle de mise en retraite, laquellesemble devoir seulement l’aire rentrer un