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traité de paix. L’article inséré dans le jour-nal de Paris portait que l’armée offrait, parl’organe du duc de Tarente , un fonds dedouze millions pour indemniser les émigrésqui ne pouvaient espérer la remise de leurspropriétés aliénées. Celle erreur était grave,sans doute • et il s’agissait de la réparer. Lachambre des pairs avait droit d’exiger celteréparation.
Le moyen le plus naturel de détruire l’im-pression d’une fausse nouvelle et de la fairerétracter par le journal même qui l’a ré-pandue ! Comme il y a un nombre considé-rable de personnes qui ne lisent que lafeuille à laquelle elles sont abonnées , leuropinion ne peut être rectifiée d’une manièreplus efficace. Ce moyen ne s’est pas présentéà l’imagination de ceux qui ont la directionarbitraire des journaux. Ils ont suspendu lejournal de Paris.
On pouvait leur représenter que le ré-dacteur n’avait eu aucune mauvaise inten-tion ; qu’une erreur n’est pas un crime, sur-tout lorsqu’il est si facile de la détruire ;que cette mesure rigoureuse frappait sur les