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nous démontrait, d’une part , combien iîétait convenable que les deux trônes fussentoccupés par une même dynastie , et nousn’envisagions , d’un autre côté , qu’avec ef-froi les fureurs d’un peuple révolté.
Si la nation , ajoute M. Amoros, avait una-nimement reconnu le roi Joseph , il n’y au-rait eu ni opposition, ni guerres désastreuses,ni troupes étrangères au sein de la patrie , nivilles ruinées, ni arsenaux détruits, ni arméesentières anéanties ou faites prisonnières , niproscription d’aucune espèce , ni révolutionsen Amérique,ni émancipation des colonies.Nous n’aurions pas l’humiliation de voir tantde trophées espagnols décorer les murs decelte capitale ; nous n’aurions pas la douleurde voir tant de veuves, tant d’orphelins, tantde calamités de toute espèce. Nos plus bellesmanufactures ne seraient pas détruites ; Sa-gonte , Numance , Sarragosse, St.-Sébastienseraient encore debout; l’inquisition et laféodalité ne seraient pas rétablies ; et des ar-mées de moines fainéans et dépravés n’au-raient pas de nouveau envahi la moitié denotre territoire.