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3 (1815)
Entstehung
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191
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nous démontrait, dune part , combienétait convenable que les deux trônes fussentoccupés par une même dynastie , et nousnenvisagions , dun autre côté , quavec ef-froi les fureurs dun peuple révolté.

Si la nation , ajoute M. Amoros, avait una-nimement reconnu le roi Joseph , il ny au-rait eu ni opposition, ni guerres désastreuses,ni troupes étrangères au sein de la patrie , nivilles ruinées, ni arsenaux détruits, ni arméesentières anéanties ou faites prisonnières , niproscription daucune espèce , ni révolutionsen Amérique,ni émancipation des colonies.Nous naurions pas lhumiliation de voir tantde trophées espagnols décorer les murs decelte capitale ; nous naurions pas la douleurde voir tant de veuves, tant dorphelins, tantde calamités de toute espèce. Nos plus bellesmanufactures ne seraient pas détruites ; Sa-gonte , Numance , Sarragosse, St.-Sébastienseraient encore debout; linquisition et laféodalité ne seraient pas rétablies ; et des ar-mées de moines fainéans et dépravés nau-raient pas de nouveau envahi la moitié denotre territoire.