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3 (1815)
Entstehung
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154
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On sent bien que, daprès les principes deM. de Chateaubriand, il ne peut manquer desétablir le défenseur officieux de ceux quiont pris les armes contre leur mère-patrie.Nous pourrions opposer à M. de Chateau-briand les réponses même de Louis XVI,qui les condamne dans son interrogatoire ;nous pourrions leur opposer les reprochesquil leur adresse dans son testament (1) ;mais nous nous contenterons de répondreavec ses courageux défenseurs Desèze , Mal-lesherbes et Tronchet :

« Se mettre à la tête dune armée et en» diriger les forces contre la nation !

w Certainement il ne peut exister de délit» plus grand, celui- seul les embrasse tous.y> Il suppose, dans les combinaisons qui le« préparent, loules les perfidies, toutes les» machinations, toutes les trames quune telle

(i) Envers qui , dit M., de Lally-Tollendal , leplus éloquent défenseur des émigrés , ont-ils étécoupables? envers cet infortuné Louis XVI, quiapardonné au zèle imprudent comme à lingratitudeperfide, et aux erreurs des révolutions comme à leurs.forfaits.