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nir le monde dans son ignorance primitive,que d’empêcher un enfant de parvenir à l’âgemûr.
11 serait à souhaiter, pour le repos de tous,qu’une fois pour toujours on convint de n’ac-cuser des souffrances de la pallie que le mal-heur des temps: on a dilsouvenl qu’en révo-lution il n’y a point de coupables, mais seu-lement des vainqueurs et des vaincus. L’ap-plication de cette maxime aurait pu faire lebonheur de la France au retour des Bourbons:c’était le vœu de la charte. Qui donc a voulula couvrir d’un crêpe ? Qui a ressuscité lespartis depuis long-temps éteints? Qui a ré-veillé les noms d’assassins et de régicides? Jene pousse pas plus loin les questions : lesécrits publiés sont entre les mains de tout lemonde ; on sait quels ont été les premiersprovocateurs ; on sait quels sont ceux qui re-nouvellent encore aujourd’hui les provoca-tions. Si donc les espérances que nous avionsconçues au retour de nos anciens rois, ne sesont pas encore réalisées; si elles rencon-trent chaque jour de nouveaux obstacles, per-sonne ne peut en méconnaître la source.