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3 (1815)
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155
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» entreprise exige nécessairement ;il suppose» dans ses effets toutes les horreurs, tous les)) fléaux , toutes les calamités qu’une guerre» sanglante et intestine entraîne après elle. )>Plus loin , ces mêmes défenseurs ajoutent :» L’acte constitutionnel en a prévu un» (délit), qui est le plus atroce de tous, et» dans lequel tous les autres rentrent néces-y> sairement ; c’est celui de la guerre faite à» la nation , en abusant contre elle de ses» forces mêmes. De quelque manière qu’ony> veuille l’entendre, tout est là. »

De tons les temps , on a regardé commedes hommes infâmes ceux qui ont tournéleurs armes contre leur patrie ; la justicemême de leur cause en soi , quand cettecause était juste , ne les a point garantis del’horreur qu’inspirent toujours les traîtres.Coriolan avait certainement éprouvé la plusodieuse injustice de ses compatriotes, il n’enreste pas moins entaché aux yeux de la pos-térité la plus reculée : le connétable de Bour-bon avait les plus justes sujets de plainte :ses liantes qualités personnelles comman-daient l’admiration j et cependant sa gloire