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la place neuve était charmante : on ne peutla voir aujourd’hui sans horreur, non plusque le reste de la ville. Des ruines , des dé-combres, des balcons qui tombent, des mursqui s’écroulent, voilà tout ce qui reste d’unecité commerçante et populeuse qui répandaitau loin la vie et le mouvement autour d’elle.La destruction de Saint-Sébastien laissequinze cents familles sans asile et sans res-source ; la perle (pie scs habitans viennentd’éprouver excède cent millions de réaux,sans comprendre dans cette évaluation cellesqui résulteront pour eux de la destructionde leurs papiers et de tous leurs titres. Lesprécieuses archives île la ville, celles du con-sulat, tous les registres et papiers publics,tous les livres des commerçans, tout a étéréduit en cendrés; perte allicuse, dont onne peut calculer les suites !
»O trop malheureuse cité,gloire et honneurde la Guipuscoa ! toi qui avais donne tant dedéfenseurs, rendu taut de services à la pa-trie ! devais-tu craindre qu’un sort aussi épou-vantable te fût réservé ? la perle devait-elletire le prix de ion inviolable attachement à