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Lorsque les alliés croient qu’il n’y a plusrien à prendre , ils ne songent qu’à hâterl’entière destruction delà ville. Trouvant quel’incendie ne fait pas des progrès assez ra-pides , ils cherchent à les accélérer à haide^de madères combustibles qu’on les avait vupréparer dans la rue de Narica, et dont ilsavaient rempli de longues cartouches. Cesartifices, lancés dans les maisons , y mettentle feu avec une inconcevable rapidité , etdonnent aux flammes l’activité la plus dévo-rante. Quelques liabitans qui étaient restésdans la place pour essayer de sauver leursmaisons, après avoir perdu tout leur mobi-lier, frappés , à ce spectacle, d’étonnementet de terreur, perdent toute espérance etabandonnent la ville.
» C’est ainsi qu’a péri Saint-Sébastien. Desix cents maisons dont celte ville était com-posée , il n’en existe plus que trente-six :tout le reste a été la proie des flammes. Laplupart des maisons brûlées élaiemt de troiset quatre étages ; plusieurs étaient très-somptueuses , et toutes avaient coûté fortçherà bâtir. L’hôtel-de-ville était maguifiquej