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Lie , à trois heures du matin , on a vu, dansJa rue Mayor, mettre le feu à une maison, etdanser ensuite à la lueur des flammes.
» Pendant qu’une partie de la ville brûle,on pille celle que l’incendie n’a pas encoreatteint ; et ce ne sont pas seulement les troupesmontées à l’assaut qui se livrent au pillage ,ce sont encore des soldats accourussansarmesdu camp d’Astigarraga , distant d une lieue :ce sont les employés à la suite de l’arméequi chargent leurs mules de dépouilles pré-cieuses , et les conducteurs des équipagesanglais qui en remplissent leurs fourgons ;sans que , pendant plusieurs jours que durecet horrible désordre , on prenne aucunemesure pour le faire cesser , ni pour conte-nir les soldats qui, à la sortie de la place ,dépouillent sans pitié les liabilans qui fuient,des derniers vêtemens qui leur restent. Depareilles circonstances semblent sulfire pourprouver que les chefs autorisaient les excèsdu soldat - mais ce qui le démontre mieuxencore, c’est que les elléts volés furent étaléset vendus publiquement dans le voisinage ,et sous les yeux du quartier-généralljjimée.
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