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des malfaiteurs ennemis de Dieu , et on lesrendrait responsables de tous les crimes quela sottise cl l’orgueil feraient commettre.
Que si, d’une part, l’amour de la libertéprenait de l’énergie , et si , de l’autre , l«sgouvernails et leurs satellites voulaient com-primer cet élan généreux des âmes , l’étataurait à souffrir des déclnremens épouvan-tables : les partis se feraient une guerre quine finirait que par la destruction ou par l’ex-pulsion de l’un d’eux ; et celte guerre se-rait d’autant plus atroce que les médians secouvriraient du voile du patriotisme poursatisfaire leurs passions, et que les partisansdu pouvoir absolu iraient peut-être se ran-ger sous les bannières de leurs ennemis, pourles porter à des excès et les perdre.
Lorsque le calme se serait rétabli , leshommes ne désireraient pas moins d’êtrelibres qu’auparavant ; car les troubles ou lesguerres civiles , loin d’affaiblir le caractèred’une nation, lui donnent ordinairement uneforce nouvelle. Mais quel serait le genre deliberté qui pourrait alorsleur convenir? Choi-,siraient-ils un gouvernement démocratique?