Druckschrift 
3 (1815)
Entstehung
Seite
76
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Non -, car les habitudes qu’ils auraient déjàcontractées, l’amour des arts, des scienceset des soins domestiques, les rendraient in-capables de faire les sacrifices qu’exigerait lemaintien d’un gouvernement de celte na-ture. Ainsi ce seraient les causes qui leurauraient inspiré le désir d’être libres, qui lesempêcheraient de l’être de la même manièreque les anciens. 11 faudrait donc trouver uneforme de gouvernement qui, sans contra-rier leur amour pour le repos, pût néan-moins les garantir de l’arbitraire ; et ce gou-vernement ne pourrait être établi qu’aumoyen d’une représentation nationale.

Le système représentatif, dont on s’estfait de fausses idées pendant long-temps, aparu destructif de toute liberté. Rousseau enattribue l’origine au gouvernement féodal ; ilobserve que, dans les anciennes républiques,et même dans les monarchies , jamais lepeuple n’eut des représentons, et qu’on neconnaissait pas même ce mot-là. Une repré-sentation nationale mal organisée pourrait ,il estvrai, anéantir toute liberté ; elle le pour-rait même , quelque bien organisée qu’elle