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3 (1815)
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raient plus de chefs ni des lois , mais senle-ment des tyrans. Dès cet instant aussi il ces-serait d’être question de mœurs et de vertu :car, après tout, où règne le despotisme ,cui ex honesto nu lia est spes, il ne souffreaucun autre maître; sitôt qu’il parle , il n’ya ni probité ni devoir à consulter, et la plusaveugle obéissance est la seule vertu qui resteaux esclaves. »

L’excès du despotisme peut abrutir leshommes au point de les rendre en quelquesorte semblables aux bêtes ; il peut leur en-lever toute espèce de prévoyance, et leurfaire regarder comme des vérités sacrées les

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propositions les plus absurdes ; il peut, ildoit même faire partager aux maîtres la stupi-dité qu’il a donnée aux esclaves. 11 est naturelen effet que l’individu qui s’est regardé pen-dant long-temps comme la propriété de celuiqui ne devait être que son chef, se considèrecomme le propriétaire légitime de ses sem-blables , lorsqu’à son tour il est devenu leurchef, et qu’il l’est devenu par les mêmesmoyens que son prédécesseur.

Si, lorsque les hommes sont activés à cedegré de stupidité , quelqu’un d’entre eux ,