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n’est pour eux qu’un étal de repos véritable-ment sûr et heureux, c’est celui auquel semêle une grande et utile activité. Cette pro-position a besoin d’èire expliquée et réduiteà ses justes tenues.
Tous les êtres animés naissent avec le désird’être heureux, et les (acuités propres à satis-faire ce désir conservateur de leur existence.Ces facultés, dans tous les animaux autresque l'homme, dirigées par un instinct sûr,presque à l’instant où ils reçoivent la vie ,acquièrent rapidement toute la perfection,dont elles sont susceptibles. Dans l’homme,au contraire, ces mêmes facultés se déve-loppent lentement et avec peine ; mais ellessont susceptibles d’une perfection 'indéfinie jet, comme de nouvaux besoins succèdentsans cesse aux jouissances nouvelles qu’ellesprocurent , l’homme est constamment solli-cité à les exercer, à les étendre , à les forti-fier , et il est ainsi conduit , par l’attrait dubonheur auquel il ne cesse d’aspirer, à toutela perfection dont il est susceptible.
Cesbesoins toujoursrenaissans del’hommeet cette aptitude à perfectionner les facultés