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tient fortement à ses usages les pins puérils,à ses pratiques les plus superstitieuses ; l’autrene lient pas meme aux maximes les plus fon-damentales de l’ordre social; l’un est aveu-glément entraîné par l'habitude ; l’autre necède qu’au mouvement déréglé de ses pas-sions. Tous deux , au reste, sont excessive-ment misérables , et souvent l’on ne sauraitdire quel est le plus digne de pitié.
Le parallèle cpie nous venons de tracer in-dique déjà ce qu'il faut penser des révolu-tions. On voit qu’un peuple peut se trouveraussi à plaindre dans nu état absolu de reposqu’au sein d une anarchie complète. Ces deuxsituations ont même entre elles une grandeanalogie , et les révolutions extrêmes sontune suite assez naturelle de î’extrcme ser-vitude. Si jamais il se fait une révolutiondans les «ouvernemens de l’Asie, il est assezprobable qu’elle s’opérera avec une grandeviolence et qu’elle bouleversera tout.
I! n’est pour les peuples qu’un moyen deprévenir les grandes révolutions, c’csl de seplacer en quelque sorte dans un état dorévolution permanent et sagement réglé; il