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laissent après elles les armées nombreuses.
Peuples de l’Europe, tels sont les mal-heurs qui vous menacent, telle est la pers-pective effrayante qui se présente devantvous. Je cherche en vain quelque lueur d’es-pérance ; l’avenir me paraît sombre etsinistre.Le seul remède contre ces maux , ce serait dedonner à la civilisation une marche naturelle,de remplacer le joug arbitraire des princespar celui des lois; il n’y a que des peupleslibres qui puissent vivre en paix. Lorsquetous les peuples auront adopté le gouverne-mentreprésentalif, et qu’ils auront une grandepart dans leur législation , alors seulementles nations seront susceptibles de civilisation,alors elles pourront se lier entre elles par lecode du droit des gens , alors l’Europe neformera plus qu’une même famille, une seuleconfédération.
Avant d’unir les nations par des loisjustes et égalesil faut que les hommesqui composent ces nations n’obéissent eux-mêmes qu’à des lois justes et égales, fondéessur la nature et sur le vrai but de la civilisa-tion. Aussi long-temps qu’ils seront soumis