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3 (1815)
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laissent après elles les armées nombreuses.

Peuples de lEurope, tels sont les mal-heurs qui vous menacent, telle est la pers-pective effrayante qui se présente devantvous. Je cherche en vain quelque lueur des-pérance ; lavenir me paraît sombre etsinistre.Le seul remède contre ces maux , ce serait dedonner à la civilisation une marche naturelle,de remplacer le joug arbitraire des princespar celui des lois; il ny a que des peupleslibres qui puissent vivre en paix. Lorsquetous les peuples auront adopté le gouverne-mentreprésentalif, et quils auront une grandepart dans leur législation , alors seulementles nations seront susceptibles de civilisation,alors elles pourront se lier entre elles par lecode du droit des gens , alors lEurope neformera plus quune même famille, une seuleconfédération.

Avant dunir les nations par des loisjustes et égalesil faut que les hommesqui composent ces nations nobéissent eux-mêmes quà des lois justes et égales, fondéessur la nature et sur le vrai but de la civilisa-tion. Aussi long-temps quils seront soumis