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à des lois arbitraires, quel espoir y a-t-ilque les souverains veuillent se soumettre aucode du droit des gens ! Voudront-ils recon-naître entre eux l’égalité qu’ils ne veulent pasadmettre parmi leurs sujets? Le fort voudra-t-il être juste envers le faible ? Renonceront-ils à leurs projets d’ambition? Changeront-ilsenfin de nature? Non , qu’on ne se livre pas àcet espoir. Ce ne sont pas les peuples quiveulent la guerre, ce sont les rois. Eh ! queleur importe que leurs maîtres soient vain-queurs ou vaincus , en sont-ils moins mal-heureux? Une province ajoutée au royaumeleur procure - t - elle quelque diminutiond’impôts? La gloire, les triomphes, les mo-numens , sont-ils destinés à flatter l’orgueildes sujets, ou celui des princes? Ceux-citriomphent quand les autres ont acheté lavictoire aux dépens de leur fortune et de leursang ; ils augmentent leur luxe et leurs dé-penses, quand les peuples obérés se traînentdans la misère.