d’autre force que la volonté générale 5 que lenombre des volontés particulières contrairesa son autorité, sont autant dë forces dëmoins; que, quand les volontés sont partagées,l’état est menacé de troubles. Notre révolu-tion a eu jusqu’ici beaucoup d’analogie avecla révolution anglaise. Nous avons eu luiCromwel, évitons d’avoir un roi Jacques.Si l’union fut toujours nécessaire, elle l’estplus que jamais, dans ce moment où l’Eu-rope, discutant ses intérêts, peut se diviser :si la France doit choisir un parti, soyonsréunis pour embrasser le même.
Je veux rechercher ici la cause des mauxqui troublent quelques états de l’Europe ;j’essaie de découvrir le remède, et de l’indi-quer à ceux qui peuvent l’appliquer. La ma-tière que je traite me paraît intéresser tousles hommes , les rois autant que les peuples.Les progrès de l’esprit humain que la nature,irrésistible dans sa marche, a amenés, mal-gré tous les obstacles, la fatale expérience dupassé, les craintes qu’inspire l’avenir, néces-sitent des changemens dans les lois et lesgouvernemens. L’opinion qui gouverne le