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monde les prépare depuis long-t emps. Si lesrois étaient aussi éclairés que les hommesinstruits de leur siècle , ils éviteraient lessecousses, et dirigeraient eux-mêmes la ci-vilisation de leurs peuples. Ils le devraientpar zèle pour leur conservation et leurs inté-rêts, quand même ils n’y seraient pas excitéspar l’amour de l’humanité et de leur devoir;mais, par une fatalité lunesle, ils sont loin euarrière des lumières de leur siècle. Nés pourle trône, ils ont peu communiqué avec leveste des hommes; leur éducation ne leur adonné que de fausses idées suggérées pardes flatteurs ou des artisans du despotisme :la vérité ne peut parvenir jusqu’à eux ; ets’il arrive une révolution , la veille de la des-truction de leur puissance, ils auront lu dansles journaux des éloges flatteurs, des adressessollicitées ou commandées par leurs minis-tres ; ils auront entendu autour de leur palaisles applaudissemens de quelques groupessoldés; ils auront vu prosternés à leurs piedsles lâches courtisans qui , dans quelquesheures, doivent les abandonner pour cher-cher une nouvelle idole.