je n’ai pas f’intenlion de désigner nos lois ,ni notre roi, ni nos institutions.
Nos lois sont l’ouvrage des trois pouvoirslégislatifs. Notre roi a eu la générosité de nousdonner une ordonnance royale qui noustient lieu de constitution , qu’il a promisd’observer , et qui assure notre liberté. Sinous venions à la perdre , ce ne serait quepar la faute de la chambre des pairs et decelle des députes des départemens. Ils ont lafaculté de proposer les lois, de les amender,de les rejeter. Si ces lois venaient à nous ôterles concessions que le roi nous a faites , ilfaudrait que les pairs, le premier corps del’état, descendissent de leur rang; il faudraitque les membres de la chambre des députésse laissassent corrompre par la cour et parles ministres , sans craindre de perdre l’es-time publique et d’encourir l’indignation deleurs concitoyens.
Je suis loin de penser qu’il en arrive ainsi ;mais ce qui me paraît évident, c’est que legouvernement marche dans un sens, et l’opi-nion publique dans un autre. Qu’on fasseattention que l’autorité du gouvernement n’a