avait cruavilir, reprendre tout-ä-coup leurEnergie, appeler la nation a revendiquer sesdroits, et preparer ainsi Je supplice du mo-narque et le renversement de la monarcliie.
Deja l’Angleterre nous avait donne l’exem-ple des exces auxquels peut se porter uupeuple opprime, lorsque ses malheurs finis-senl par lui donner Ja conscieuce de sesforces. Sous Je regne despotique d’Elisabeth,Jes parlemens avaientete entierement degra-des ; celte reine leur avait interdit d’osertoucher aux affaires de l’etut ou de V &-glise ; et eux-memes, bornarit Jeurs droitsä presenter des petitions ou des doleances,avaient proclame , dans J’inlerieur de Jeursseances, que Vautorite de la reine etait au -dessus des lois, etpoupait en affranchir sessujets. « Soumis, dit M. de Lally-Tolendal,quand la reine, dans une seule Session, rejetaitquarante-liuit de leurs bills • satisfaits, quand,sur une foule de Jettres-patentes oppressives,eile consentait, apres un premier refus , a enrelirer quelques-unes; reconnaissans, lors-qu’elle daignait joindre ä cette gräce quel-ques expressions de bonte ». JEnfin leur fai.