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miles; mais un tel etat de clioses ne sauraltelre durable; et l’expericnce nous demonlrequ’un peuple n’est jamais plus pres de sa li-berteque lorsque le dcspotisme parait arrivcäsoncomble.
II s’est elaljli., chez les modernes, qn’unprince ne peilt pas gonveruer, et sur-loutfaire des lois, saus le secours, ou d’une re-presenlalion nationale, ou d’un conseil dontles membres soient inamovibles. C’est ainsiqu’en France, lorsque les rois eurem usurpel’autorile du peuple et se fnrent arroge lepouvoir de faire des lois, cette autorite se'trouva toul-ä-coup linütee par des coursqui n’avaient eie d’abord etablies que pourrandre la justice.
Les hommes qui gouvernent ne peuventdonc obtenir des iois conlraires ä la libertepublique, qu’en employant dans leurs con-seils la corruption ou la violencc. S’ils ern-ploient la corruption, ils obtiennent d’abordtont ce qn’ils desirenl- mais comme insen-siblemenlle conseil se renouvelle, et commeles nouveaux membres , deja froisses par deslois qu’ils Irouvent failes, ne participent en
Censeur. tome n. ia