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2 (1815)
Entstehung
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90
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( 9° )

» jeunes esclaves dont il est entoure. II ap-» prend bienlbt aussi ä lädier la bilde ä ses» plus dangereuses passions; ei nourri, eieve,» exerce journellemeut. ä la tyrannie, il de-» meure, pour ainsi dire , marque de ses» traits les plus odieux. L’homme place dans» de pareilles circonstances serait un prodige» s’il conservail la bonte de son caraclere et» de sa morale.

» L’esclavage etabli chez une nation de-» truit non-seulement la morale des maitres,» mais encore toute Industrie en eux. Dans» un climat chaud , nul liomme ne iravaille» pour lui-meme, s’il peut forcer un aulre» ä travailler pour lui. »

L’esclavage est la source de tous lesvices(i). On ne peut donc s’attendre ä re-

(1) Qu’on ne vienne point alleguer l’exemple deSparte et de Rome ancienne : les institutions deliomulns et de Lycurgue affaiblissaient, autant qu’iletait possible , le levain de corruption que l’esclavageavait introduit parmi leurs concitoyens ; il fermentacependant a la fin , et les deux ötats tombörent endissolution.