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2 (1815)
Entstehung
Seite
88
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Soient toujours preis ä donner de Ja force augouvernemenl, ei que les autres paraissenlsiexalles dans leurs prinoipes d’independanceet leurs idees de liberlc ? II ne faut, pour re-soudre ce probleme , que jeter un coup d’ceilsur Fetat de la sociele en Virginie. Les ci-t.oyensqui jouissent dans celie provir.ee d’uneinfluence marquee , possedent de grandesproprieies lerriloriales ; ils meprisent le tra-vail, Findustrie et le commerce. Souverainsabsolus sur leurs liabitations , ils ne voientdans Je gouvernementqu’une puissance rivale.Orgueilleux avec leurs superieurs , insolens.envers leurs egaux , tyrans de leurs infe-rieurs , ils sont aitaches aux principes demo-ßraliques, moins par une vraie afleclion pourla liberte publique, que par haine pour leslois qui repriment leur licence parliculiere.Ces patriciens du nouveau moude veulentune administ.rat.ion sans energie, parce queleurindependance personnelle s’accroit ä me-sure que le gouvernement devient faible etlansuissant.

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Ajoutez ä cela une absence presque ab-solut de sentimens religieux, fleau le plus