( 85 )
L’existence des vertus privees, qui pärtOutfont le charme de Ja societe , n’est pointättachee a ceJIe de Ja veno politique. Les ci-toyens des eiatsdela Pensylvanie etdeNew-Yorck sout une preuve de cetle verile. IIssont generalement humains, hospitaliers; etsi l’on peut avec raison leur reproclier unetrop grande avidile pour les biens de La for-tune , ce penchant leur est common avec lesaulres habitans des etals voisins, et doit ne-cessairement exister dans un pays oix les ri-chesses seoles etablissent des dislinclionsentre les citoyens.
11 ne sera pas necessaire de nöus arreterlong-lempssur New-Yorck: un seulfait nousrendra raison de l’inconstance politique descitoyens de cet etat. Le mode de conces-sion adople des l’origine de Ja colonie, aplace Ja masse des proprietes foncieres entreles mains d’un pelit nombre de familles qui,de temps immemorial, sont en droit dediriger les volonles du peüple suivant leurcaprice ou leur interet parliculier. On obser-vera encore qoe ces familles puissantes onteu depuis long-lemps la boijne politique de
a 6 *