meditaient alorsle projet de probier des trou-bles religieux pour s’emparer de l’autorite,et monier sur le tröne apres en avoir ren-verse les legitimes possesseurs. La nouvellesocieleleur parul plus propre que loule aulrea favoriser lenr dessein , et ils Ja soulinrentde tout leur credit. Cependant ce ne futqn’en i56i que les jesuites parvinrent ä ob-tenir une espece d’existence legale , sous deseondilions dont ils s’affrancbirent aussitötapres, et en renoncant a des privileges qu’ilsiirent ensuite renouveler par les papes, de-voues a un corps dont les membres faisaient«n vceu special de leur etre sournis , au pre-judice de tous les souverains.
Les Guises ne furent point trompes dansleur attente. Les jesuites furent les plus ar-dens prolecteurs de la ligue. Les PP. Com-molct, Bernctrd et Pigennl, presidaient auconseil des seize. Leurs predicateurs fai-saient relentir les chaires de la capilale desmaximes les plus seditieuses , tandis qued’autres, ou les repandaienl dans des livres,ou les insinuaient par la \oie de la cönfession.Ce fut alors qu’ils imaginerent les congre-