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RECOMPENSES
PÜBLIQUES DECERNEES AUX CHOUANS.
« La Vendee n’offrait plus que des cliamps ra-vages, quedes bourgades desertes, desmoulinset des fermes incendies. Cependant tout ce quirespirait sur ces monceaux de ruines ne vivait
plus que pour laliaine et la vengeance.Les
villages, les villes et les chäteaux se liguaientpours’ entr’aiderdanslebrigandage. Les cliouansse formaient en troupcs sous des chefs subor-donnes entre eux; ils quittaient les armes kl’approche d’un corps nombreux de republi-cains; ils commandaicnt le silence sous peined’un suppliceinevitablek tous ccuxqui auraientpu les deceler; ils s’avertissaient, par differenssignaux, des troupcs qu’il fallait eviter, et decelles qu’onpouvaitsurprendre. Dans leurs tra-vaux champetres, ils ne perdaient pas l’occa-sion d’un meurtre , si un Soldat republicaius’offrait k leurs regards : ils portaient le fusilen conduisant la cliarrue, et souvent ils arro-saient de sang le sillon qu’ils creusaient; c’etaitsur-tout contre les pretres assermentes, conti-eles acquereurs de domaines nationaux qu’ils