( 5o4 )
hement injuste; car ce n’estpaspour qu’ellesleur fussent rendues, que les employes ontconsenti ä les laisser prendre sur leur trai-lement; c’est pour avolr droit a la retraite*c’est pour participer ä cette espece d’asso-ciation tontiniere d’employes daus laquelleles survivans heritent des raorls. Leur rendreleurs vetenues, c’esl'donc leur rendre leurmise, c’est-ä dire les priver injustement etarbilrairement des avantages qu’ils ont dus’en promettre.
Jusdfiera-t-on cet abus d’aulorile par levain pretexle de l’economie, par la maxime,que l’interet parliculier doit ceder a l’interetpublic? Un celebre jurisconsulte anglais ( 1 )a fait voir tout ce qu’il y a de faux etd’errone dans l’application de cet adage al’objet dont il s’agit ici; et nous ne croyonspouvoir pas mieux terminer cet arlicle^ qu’enempruntant ses propres expressions.
« One fait-ou, dit-iI,pour se tromper soi-meme ou pour tromper le peuple sur cesgrandes injustices? On a recours ä certaines
(i) Jerimie Benthain.