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de l’Europe est interrompu, oü le commerceintcrieur est clans un elat de souffrance, oüce beau pays est menace par cioq ou sixCent mille soldats elrangers, il serait injustede compter sur un enlhousiasine purementpersonnel.
Avouons en meme lemps qu’on aurait puprendre de meilleurs moveus pour excitercet entliousiasme. Dans la memorable fedu-ralion de 1790 , de nombreuses depulalionsde toules les gardes nationales de Frances’elaient reunies dans ce meme Cbamp-de-Mars pour celebrer une feie veritablementnationale, une fete oü la nalion jouaitlepre-mier role,oü,|apresavoirvu s’ecrouler le fasleinsullant d’une noblesse arrogante et d’unecour dissipatrice , les Francais pouvaient sefeliciter de vivre plus lieureux, sous desloispj’otectrices deleui's personnes, deleursfor-tunes , de leurs droits. Dans cetle augustereunion, la majeste du trone s’abaissait pourla prennere fois devant la majeste du peuple ;le Gri etait vive la nation ! L’enthousiasmeavait gagne tous les etats, tous les sexes, tousles äges 5 on senlait qu’on avait une patrie.