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L’histoire est pleine de faits qui demon-trent avec evidence la jusiesse de cetie ob^-servalion. De tous les princes dont eile aconserve la memoire, ceux-la seuls ont eteveritablemenl grands et puissans qni ont suvoir l’esprilde l’epoque i laquelle ils vivaientet ceder a l’impulsion de leur siecle. Lesregnes des princes qui ont voulu contrarierle mouvement general ont loujours ete fai-bles, agites et malheureux. Toute l’energiede leur volonte, toute la puissance de leurgenie n’on t pu leur procurer que des triomphesephemeres sur les idees qu’ils voulaieut de-truire; et l’espnt du siecle a loujours fini parsortir vainqueur de ces lüttes inegales. Maisdes exemples vont rendre cetle verite plusfrappante.
Avant que le christianisme ne s’etablit ila mylhologie payenne, decriee, par les phi-losophes, etail devenue la risee de tous leshorames eclaires. Les dieuxpayens , tombesdans le mepris avaient cesse de rendre desoracles auxquels on avait commence des long-temps ä ne plus croire. Le vieux culte elaitneglige. Les auguresne se renconlraientplusCenseur. tomb vi. io