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La situation des Pays-Bas sous ce rapport, n’est passemblable à celle de quelques autres pays, où la respon-sabilité ministérielle a pu être introduite sans incon-vénient , à la suite de circonstances totalement étran-gères à ce Royaume, et dont l’absence a motivé ladirection toute différente , donnée à son Gouvernementconstitutionnel.
Mais nous ressentons par contre le besoin. Nobleset Puissans Seigneurs, d’augmenter de plus en plus lecommun accord, en donnant plus d’extension auxrelations officieuses des chefs des départemens minis-tériels avec les deux chambres des Etats-Généraux, etla manière, d’après laquelle nos intentions à cet égardpourront être le plus-tôt et le mieux remplies , faitl’objet de nos délibérations les plus sérieuses.
La question des conflits n’a pas non plus échappéà notre attention , et autant nous désirons assurer aupouvoir administratif une marche sans entraves, autantnous sommes éloignés de priver sans nécessité quel-qu’un de nos sujets de son recours vers les tribunaux;nous nous proposons de revenir sur cette matière aprèsl’introduction de l’organisation judiciaire; alors nous nousflattons de pouvoir, d’une manière convenable, concilierces deux objets, dont le besoin se fait également sentir.
Les attributions des Etals provinciaux ont aussidonné lieu , pendant les dernières années , à unedivergence d’opinions. Ces autorités, instituées àdes fins déterminées et importantes , ont les plus grandstitres à notre confiance et à notre protection : placéesentre leurs administrés et le trône, ce sont elles, quipeuvent nous faire connaître les besoins particuliers deleur province et nous recommander ses intérêts.
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