3Î0
résolus d’y obvier, par tous les moyeus qui nous sontconfiés ; de continuer à maintenir l’autorité temporelledans toute son intégrité ; de veiller constamment à laconservation de la liberté des cultes ; mais en mêmetems, à ce que toutes les communions réligieuses setiennent renfermées strictement dans les bornes del’obéissance aux lois de l’Etat, afin de garantir davan-tage la liberté des consciences, et de mettre les actesdu Gouvernement à l’abri des empiètemens de touteautorité spirituelle.
Si nous envisageons l’instruction, cet objet recom-mandé par la constitution à notre constante sollicitude,nous osons nous flatter, qu’en provoquant à cet égard,de notre propre mouvement, des dispositions législati-ves nous avons acquis des titres à la reconnaissance dela partie éclairée, affranchie de préventions, de notrepeuple. Certes, si d’un côté, en modifiant essentiel-lement les dispositions existantes et approuvées parune grande partie de nos sujets , nous n’avons pasadopté cette liberté illimitée , qui, dans sa licence,conduit à la confusion et à l’anéantissement de la ci-vilisation et du développement intellectuel, un examenattentif démontrera d’un autre côté, que dans cettematière, le Gouvernement a attribué à l’autorité com-munale et provinciale tout ce qui pouvait être conférépar la loi , et nous désirons que les délibérations devos Nobles Puissances viennent nous éclairer etnous montrer , si dans nos propositions nous avons at-teint le but do nos efforts, qui ne tendent qu’à satis-faire les voeux raisonnables de tous nos sujets.
Mais aussi, Nobles et Puissans Seigneurs , la nationa le droit d’attendre de nous , que nous mettions au-