sances de sacrifier les garanties que leur offrentles traités existans et les droits d’un Souverain,ainsi que l’avenir de plusieurs millions de ses su-jets, au principe de la révolte et aux exigencesdes Gouvernemens qui le protègent.
Ce sacrifice serait d’autant plus déplorable,qu'il n’assurerait que pour bien peu de teins lapaix, pour la conservation de laquelle il auraitété porté , puisqu’il est immanquable que la Bel-gique deviendra, aux premiers jours, une pom-me de discorde entre la France et l’Angleterre,et que la neutralité ne sera pas plus respectée,que ne l’a été j)ar le Gouvernement de LouisPhilippe le principe de non-intervention.
Notre époque, si riche en contradictions, enprésente une que nous ne pouvons pas passersous silence, parce qu’elle se rattache au sujetque nous traitons : nous voulons parler du secours,qu’une armée autrichienne vint prêter au St.Père, il y a quelques mois, contre ses sujetsinsurgés , et qu’elle va peut-être incessamment luiprêter de nouveau.
Or, tout le monde sait, et les feuilles de la con-grégation n’en font aucun mystère aujourd’hui (1),
(i) Les journaux organes des Jésuites ont eu l’impudeur de préten-dre ? que chez nous la révolte avait été suscitée par le parti-prêtre ,parce que le Roi avait fait spolier les églises. C’est un abominablemensonge j les fabriques de plusieurs églises s’étant approprié desbiens et rentes , dits bénéfices simples 9 le Syndicat d’amortissementles avait fait actiouner en resÜLuLion devaut les tribunaux, qui les