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comme répondent en F rance même, dans beaucoupde localités, les contribuables aux sommationsdes agens du fisc ; il faudrait donc que nos voi-sins se résignassent à faire de la gloire à leursseuls et uniques frais, ce qui parait impossible.Qu’on combine maintenant l’état intérieur dupays avec les embarras financiers qu’une guerreferait naître en France , et que l’on juge , si elleserait en état d’en entreprendre une sans nullenécessité.
Pour ce qui concerne l’Angleterre, sa situationfinancière et son état intérieur ne sont pas pluscompatibles avec la guerre , que ceux de la Fran-ce. Elle sentirait d’ailleurs qu’elle a besoin del’Europe et que celle-ci peut parfaitement sepasser d’elle. Si elle ne le sentait pas, le réta-blissement, par la Russie, la Prusse et l’Autri-che, du système continental pendant six moisseulement le lui apprendrait. Elle se rappelle-rait sans doute aussi, que la route qui conduitpar terre d’Europe aux Indes-Orientales est con-nue.
Ces diverses considérations ne doivent pas avoiréchappé à l’attention des Gouvernemens des deuxPuissances, ni à la haute sagacité des membres dela Conférence : le langage menaçant des premiersne devait donc pas être regardé comme suscepti-ble de suites sérieuses. Mais le fut-il, que ce neserait pas, à notre avis, une raison pour les Puis-
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