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En premier lieu une guerre où le Gouvernement.Français eut été l’agresseur, qui du côté des autresPuissances n’avait pour objet que la défense dudroit public européen, délense , pour laquelle oneut attendu l’ennemi sur le terrain où ce droitdevait être maintenu, une pareille guerre, disons-nous , n’aurait certainement pas ému les massesen France, comme s’il se fut agi de défendrel’indépendance de leur pays et leurs foyers con-tre une invasion, et ce d’autant moins, qu’en1814 et 1815, où il y allait de l’existence del’Empire, Napoléon même avec son bras de fern’a plus pu les ramener au combat.
Sans doute les hommes, qui veulent propagerleurs principes subversifs de tout ordre public ,ainsi que ceux, qui considèrent le monde commeun vaste champ de bataille, créé tout exprès pourqu’ils puissent y acquérir à ses dépens de lagloire (1) et des richesses; ces hommes se se-raient sans doute précipités dans l’arêne; maisalors l’Europe aurait eu l’occasion d’en finir unebonne fois avec eux et de procurer enfin à elle-même et à leur propre pays le repos que leursefforts tendent incessamment à troubler. Alors
(i) Dans le siècle positif, où nous vivons, on est convenu dequalifier autrement que de glorieuses les entreprises qui n'ont paspour objet incontestable la défense de l’indépendance d’une na-tion j les hommes qui ne rêvent que gloire, n’importe aux dépensde quoi, ou de qui, feraient bien de s’en tenir pour avertir.