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res, et l’Europe y consentant franchement, celle-ci avait Lien à son tour le droit d’exiger que laFrance ne touchât pas à ses traités; rien n’é-tait plus simple et plus juste ; quant à l’Angle-terre, il eut été j:>ar trop fort quelle voulutfaire la guerre pour acquérir la faculté de dé-truire son propre ouvrage; car la création denotre Royaume était principalement le sien : dureste elle aurait Lien senti que la colonisationde la Belgique à son profit ne compenserait pasles inconvéniens qu’une guerre pourrait entraî-ner pour elle, et se serait, pour l’éviter, dé-sisté de ses prétentions.
Mais mettant tout au pire, nous supposonsque la France eut voulu amener par la forcela dissolution des liens qui unissent les autresEtats de l’Europe entre eux, alors les Puissancesauraient dû , ce nous semble , comprendre d’a-bord que dans la lutte que l’on voulait engager,il ne s’agissait de rien moins pour Elles que d’ê-tre ou de ne pas être; de maintenir les sociétéspolitiques actuelles, ou de les voir, pour lemalheur du monde, se déchirer et se diviser enune multitude de petits Gouvernemens démago-giques ; et, en présence d’un danger si réel, Ellesn’auraient pas dû reculer devant la nécessitéd’accepter le combat, qui très-problablement,si jamais il se fut engagé , ce qui est fort dou-teux, n’aurait pas été long.