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tion de la paix ! mais les désastres de vingt batail-les perdues n’égalent pas les maux, que prépareà l’Europe la fatale résolution dont il s’agit, par-ce que, nous le répétons, elle remet tout, ab-solument tout, en question. Dieu nous est té-moin de la profonde aversion que le mot '.guerrenous inspire ; nous pensons néanmoins qu’unelutte ouverte est mille fois préférable à cetteabominable guerre occulte, par laquelle on ap-porte la sappe aux bases de toutes les sociétéspolitiques, afin de renverser toutes les condi-tions , de déplacer tous les pouvoirs et toutesles fortunes, guerre, que la victoire remportéeen Belgique par le génie du désordre, ne ren-dra que plus efficace et plus active, quoi quepuissent faire les Gouvernemens, pour en arrê-ter les progrès.
Mais est-il donc si certain que si, écartantd’une manière péremptoire le principe de non-intervention , on eut insisté sur le maintien destraités, la guerre s’en fut suivie ? Ou n’est cepeut-être que la politique trop conciliatrice,pour ne pas dire, trop timide,que l’Europe a adop-tée, qui a enhardi la France et l’Angleterre et leura inspiré le langage dictatorial qu’elles ont tenu?nous envisageons ce dernier cas comme démontre.
Il n’existait d’ailleurs aucun motif raisonna-ble de guerre : La France demandant à ce quel’on n’intervienne pas dans ses affaires intérieu-