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stituait bien une intervention des plus formel-les , ainsi tout en décidant qu’on n’intervien-drait pas, on admettait non seulement la facultéd’intervenir, mais on en créait la nécessité. Etc’était bien ainsi que les Puissances, qui avaientprotégé la révolte Belge, l’entendaient; c’est àdire qu’elles interviendraient ou feraient inter-venir chaque fois que son triomphe l’exigerait.Mais d’après la véritable acception du mot non-intervention, la Conférence devait s’abstenir des’occuper de la question Belge, et les Puissancesdevaient s’opposer à main armée, s’il le fallait,que telle, ou telle d’entre elles s’en occupât etempêchât le Roi d’en finir avec ses sujets révol-tés d’une manière, ou de l’autre; c’eut été, cenous semble, agir conséquemment; mais il n’en-trait pas dans les vues de la France et de l’An-gleterre que l’on se mit d’accord avec leur pro-pre principe.
La Conférence se détermina donc à déférer àleur volonté , alors se présenta naturellementla grave question de savoir : si les délégués desPuissances agiraient comme médiateurs, ainsi quele Roi en avait exprimé le voeu , ou s’ils se con-stitueraient en cour suprême pour prononcersur les intérêts d’un Souverain qui, quant auxdroits, est l’égal des leurs? les plénipotentiairesse décidèrent pour ce dernier pai’ti.
Vint s’élever ensuite une autre question pres-
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