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La Belgique et l'Europe, ou précis des événemens, arrivés dans le royaume des Pays-Bas, pendant le périod de 1815 - 1831
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stituait bien une intervention des plus formel-les , ainsi tout en décidant quon nintervien-drait pas, on admettait non seulement la facultédintervenir, mais on en créait la nécessité. Etcétait bien ainsi que les Puissances, qui avaientprotégé la révolte Belge, lentendaient; cest àdire quelles interviendraient ou feraient inter-venir chaque fois que son triomphe lexigerait.Mais daprès la véritable acception du mot non-intervention, la Conférence devait sabstenir desoccuper de la question Belge, et les Puissancesdevaient sopposer à main armée, sil le fallait,que telle, ou telle dentre elles sen occupât etempêchât le Roi den finir avec ses sujets révol-tés dune manière, ou de lautre; ceut été, cenous semble, agir conséquemment; mais il nen-trait pas dans les vues de la France et de lAn-gleterre que lon se mit daccord avec leur pro-pre principe.

La Conférence se détermina donc à déférer àleur volonté , alors se présenta naturellementla grave question de savoir : si les délégués desPuissances agiraient comme médiateurs, ainsi quele Roi en avait exprimé le voeu , ou sils se con-stitueraient en cour suprême pour prononcersur les intérêts dun Souverain qui, quant auxdroits, est légal des leurs? les plénipotentiairesse décidèrent pour ce dernier paiti.

Vint sélever ensuite une autre question pres-

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