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mate, qui la représentait à Bruxelles, a rempli samission d’une manière digne de la cause à la-quelle il devait donner ses soins. Nous ne lesuivrons pas dans les chemins tortueux par les-quels il est arrivé à son but; il nous suffirad’établir comme un fait incontestable, qu’il a eule talent de se mettre dans le secret de tousles partis, paraissant favorable- à chacun et lesjouant tous, sauf le sien.
Il fut parfaitement (et beaucoup trop) instruitdes voeux et des projets que formaient les nom-breux amis de la dynastie à qui notre pays estredevable de tant de bienfaits, il parut les écou-ter avec beaucoup d’attention et affecta du dé-vouement , non pour le Roi , dont les droits luiparaissaient devoir être irrévocablement écartés;mais pour le Prince d’Orange , dont il faignitdésirer l’avènement au trône de la Belgique. Ce-pendant , quand les amis de la bonne cause pa-rurent se résigner à suivre l’idée du diplomate,sauf à la rectifier en tems et lieux, ainsi queS. A. R. n’aurait pas manqué de le désirer, ilchangea subitement de langage et prétendit : quele Prince avait tout gâté en quittant Londrespour retourner à la Haye. Nos amis ne par-tageant nullement cette opinion et se montrantau contraire déterminés à réaliser l’idée dontnous venons de parler, les choses changèrenttout à coup de face et, à jours et heures don-